(n° 2) dont l’extrémité de la coiffe est ramenée sous la chevelure; celles de Sonnino (n os 3 et 7)qui emploient une pièce de tissu brodé garnie, dans la partie qui doit couvrir la tête, d’uneespèce de planchette; telle est encore la coiffe des femmes de Nettuno, célèbres par leur fièrebeauté. L’un et l’autre de ces deux types de coiffures se rencontrent chez les Cociare (n os 8et 10), ainsi nommées à cause de leurs code, chaussure des montagnards, consistant en unmorceau de peau rattaché avec des bandelettes.
A Rome, les Trastévérines sortent sans coiffe, même l’hiver ; mais, comme il est interditaux femmes de pénétrer tête nue dans les églises, pour assister aux funzioni, elles se font unvoile de leur châle.
Les femmes les plus pauvres ont le goût du clinquant ; elles ne peuvent se passer de chaînesd’or, de colliers ; toutes portent encore dans leurs cheveux l’épingle antique et les longuesboucles d’oreilles appelées navicella. Mais c’est chez les femmes ombriennes que se sont lemieux conservées les traditions en ce qui concerne l’art de la bijouterie.
Les devantiers ou corsages, en usage chez les femmes romaines, affectent plusieurs formes,mais ne consistent généralement qu’en un simple corps passant sous les bras, lacé par derrière,et seulement maintenu par de minces bretelles. Cette pièce du costume laisse de l’importanceà la chemise au col largement échancré, et aux longues manches bouffantes que viennent par-fois enserrer, au-dessus du poignet, des brassards de même couleur que les bretelles du cor-sage (n° 2). Chez l’une des Cociare (n° 10) la chemise elle-même forme corsage, tandis que lapaysanne de Cervara représentée sous le n° 6 cache la sienne sous un fichu croisé, et que celledes Sonninaises (n 05 3 et 7) disparaît complètement sous une petite veste de soie s’enfonçantdans un corsage très bas placé.
Dans la plupart de ces localités, la coupe de la jupe ou celle de la robe ouverte ne changeque rarement. Toute l’élégance consiste plutôt à faire ressortir les couleurs dont l’une etl’autre se trouvent composées à l’aide d’un large tablier d’étoffe unie, ou, au contraire, garnide riches arabesques et de broderies éclatantes.
Les figures n os 1 et 5 sont des habitants de la petite ville de Loreto, autrefois le pèlerinagele plus fréquenté du monde chrétien. La chevelure noire de la femme est rehaussée par unegracieuse coiffure qui consiste en une longue pièce d’étoffe encadrant la figure et repliéeplusieurs fois sur les côtés ; la partie inférieure tombe très bas derrière les épaules. Le paysanest coiffé d’un de ces longs bonnets de laine rouge dont le gorro castillan est l’analogue (voirla planche M couronné, Espagne).
Les n 0s 2, 3, 4, G, 7, 8, 9 et 10 sont des documents photographiques.
Voir, pour le texte : M. Francis Wey, Rome. — M. de Toytol, les Romains chez eux (Corres-pondant, octohre-novemlre 1867). — M. Du Bois-Melhj, Voyages d’artistes en Italie; 1877.