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Tome VI.
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services qu’il leur rend lorsqu’elles sont en quête d’un fiancé. Il est probable que cette gen-tille Aragonaise n’a pas, toutefois, besoin de recourir au singulier expédient qu’emploie lamuchacha, pour rencontrer son novw. Elle descend au fond d’un puits l’image du saint, enlui disant : « Tu resteras là jusqu’à ce que j’aie mon fiancé! » « N’est-ce pas toi qui mis —saint Antoine dans un puits, etqui l’abreuvas d’eau — pour qu’il te fît trouver un fiancé ? », ditun couplet populaire. Le saint ne paraît pas s’être jamais formalisé de ce procédé, et parmi lesAragonaises, justement célèbres par leur beauté, les filles disgraciées de la nature continuentà compter sur lui. « Toutes les femmes laides du monde — se réunirent un soir — pourdemander à Saint-Antoine — qu’il y en eût de plus jolies », dit une autre de ces chansonsqui sont dans toutes les bouches.

Reproductions d’après les aquarelles de M. J. Garcia.

Voir pour le texte : Voyage en Espagne, par M. Ch. Davillwr ; Deux artistes en Espagne,par M. Desbarolles, Paris, 1876, Barba, éditeur; L’Espagne, splendeurs et misères, parP. L. Imbert.