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Tome premier.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

L’autre syrinx, décrite par Steele, fournit une démonstration plusévidente encore de la destination de ces instruments, car elle a dixtrous qui ne fournissent que quatre notes différentes. La suite des.sons produits par les dix tuyaux est celle-ci :

0 -

0

¥ 4

r -

9 -

r*

- 1

Son échelle se borne donc à ces notes :

-9- -=- m-t

r~r —n

~X -

1 1

La conception de pareils instruments est une indication positive dela faible organisation musicale des populations océaniennes, par les-quelles l’arrangement des sons, contenus dans des chants si bornés,ne peut être retrouvé, ni exécuté, à moins d’être fixé par l’ordre mêmedes tuyaux, de telle sorte que le sauvage qui joue la syrinx n’aitqu’à la faire passer sous ses lèvres, depuis le premier tuyau jusqu’audernier. Une disposition semblable se trouve dans un instrument desnègres du Congo.

Chant dansé de la Nouvelle-Calédonie (2).

Population brune.

-far-r H ,

T-r-n-r-

n i

—i— R-.

Av »

— = 3 = 9 =

•

la!

1-dz

Cette même forme de chant se répète quatre-vingts et meme centfois.

(1) Abr. des Trans. phil. y t. II, p. 305, où l’on trouve le rapport fait par Steele, à la So-ciété royale de Londres, le 22 février 1775. Ce savant n’a rien compris au système de construc-tion de ces flûtes.

(2) Abemaale, Nieuwe reyse door Caracasland, pi. 2, et Voyages du capitaine Cook, t. IL