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HISTOIRE GÉNÉRALE
par les fausses relations de quartes majeures; cependant, lorsqu’on lecompare aux chants des autres familles nègres, on est obligé d’y re-connaître une assez grande supériorité, d’un côté, par une plusgrande étendue de l’échelle des sons, de l’autre, par l’harmonie destierces, fait unique dans les contrées orientales, et, enfin, parce qu’onn’y trouve pas la monotonie de forme, si fatigante dans les chants.des autres familles de la Nigritie, ainsi qu’on peut le voir dans lespécimen suivant (1).
Air des Mandingues.
Presto.
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Cependant les Mandingues, qui habitent dans l’Ouest de l’Afrique,sur les côtes de l’Océan, sont une des populations nègres les plusavancées dans la civilisation, à cause de leurs fréquentes relationsavec les Européens et les Arabes. Ils sont à la fois cultivateurs , pas-teurs, pécheurs, et se servent avec adresse des armes à feu. Leurlangue, douce et sonore, est celle du commerce sur toute la côte del’Afrique occidentale. Ils ont une espèce de tympanon, originaire del’Europe, qu’ils nomment balafo. Cet instrument se trouve aussi chezles autres tribus delà Sénégambie, contrée qui s’étend sur les mômescôtes, ainsi que dans la Haute-Guinée. Il est vraisemblable que ce tym-panon , dont le nombre de cordes varie, a été introduit dans cettepartie de l’Afrique par les Portugais au commencement du dix-sep-tième siècle, car il est accordé dans le mode diatonique de l’anciennetonalité. J’en ai vu deux qui étaient accordés comme on le voit ici :
Balafo de Sénégambie.
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(1) H. Rooke, Reize na de Kost van Africa; Amsterdam, 1759.