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HISTOIRE GÉNÉRALE
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Chœur.
Chanson d'Empoungoua (1).
Allegro
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Ce dernier air se joue sur un instrument appelé inchamhi, sorte demandoline qui parait particulière à Empoungoua. Elle est grossiè-rement fabriquée avec cinq morceaux de bambou, auxquels sont at-tachées cinq cordes de til de palmier. La sonorité en est très-faible.
Le capitaine Burton confirme le principe que j’ai posé, à savoir<pie le sentiment du rhythme est simplement instinctif, lorsqu’il ditque les nègres sont bien doués à l’égard du rhytlime, et dépourvusde toute sensibilité d’oreille en ce qui concerne les rapports d’into-nations des sons (-2). Suivant i’erreur commune, il attribue à l’oreilledes fonctions qui se font dans le cerveau, car l’oreille n’est qu’unorgane de perception ; toutefois il n’en constate pas moins l’incapacitéd’appréciation des rapports des sons chez les nègres, au-delà des com-binaisons les plus élémentaires. En général leurs chants ne sont com-posés que de quatre sons : ceux qui en ont un plus grand nombre sefont entendre sur des instruments introduits en Afrique par les Arabes.
La répétition des mêmes sons et des mêmes combinaisons deceux-ci, dont la durée est quelquefois de plus d’une heure, est éga-lement un signe caractéristique du peu de portée des facultés musi-cales de cette race. On a vu- précédemment que les mêmes faits seprésentent sans exception chez les populations sauvages qui, pour laplupart, présentent, à l’examen de la tête, des conformations peu
(1) Mission from Cape Coast Castle to Ashanlee .
(2) Voyage aux grands tacs de l'Afrique orientale, p. 639.