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Tome premier.
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DK LA MUSIQUE.

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« sirs faillies, une volonté plutôt obstinée qu’extrême, un goût per-«c pétuel, mais tranquille, pour les jouissances matérielles, avec une« rare gloutonnerie. En toutes choses, tendances à la médiocrité; com-« préhension assez facile de ce qui n’est ni trop élevé, ni trop pro-« fond ; amour de l’utile, respect de la règle. Les peuples de la race« jaune sont des gens pratiques dans le sens étroit du mot. » Onconjecture que cette race, si différente de la race blanche, a échappéau désastre du déluge sur la cime des monts Altaï, grande chaînequi sépare la Sibérie de la Kalmoukie, et foxane l’extrémité septen-trionale du grand plateau central de l’Asie (1).

La race jaune est désignée, par plusieurs géographes et ethnolo-gues, sous le nom de race mongoliquc, quoique les Mongols ne soientqu’une des variétés de la race. Cette grande race, qui, suivant Picke-ring (2), occupe deux cinquièmes de la surface du globe, se divise enplusieurs familles dont l’aspect s’est modifié par les croisements avecles races blanche ou noire. Parmi ces familles on remarque : 1° laChinoise, qui comprend les Chinois proprement dits, les Japonais, leshabitants de la Cocliinchine, du Tonquin, de la Corée, du Laos,et des lies Philippines, Mariannes et Carolines. 2° La famille Mongole,placée à l’est de l’Asie, qui, sous ce nom et sous celui de Huns, fut au-trefois la terreur de l’Asie et de l’Europe, et dont les descendants er-rent aujoui’d’lmi dans les vastes plaines de l’Asie orientale (3); cettefamille comprend les Mongols propi'ement dits et les Kalmouks. 3° Lafamille Tongouse foi'mée de deux variétés, à savoir, les Mandchoux,maîtres de la Chine depuis deux siècles, et les Tongouses nomades,véritables barbares sans industrie, sans histoire et sans littérature,mais chez qui la musique n’est pas inconnue. Le nom impropre deTartares. ou Talars a souvent été donné à l’ensemble des famillesMongole, Mantclioue et Tongouse. A peine y a-t-il lieu de mentionner,dans une histoire de la musique, les malheureuses populations, quitoutes appartiennent à la race jaune, et dont les plus nombreuses

(O Histoire delà filiation et des migrations des peuples, par M. de Biotonne ; Paris, 1837,1.1, p. 147.

(2) Ouvrage cité.

(3) Suivant une autre tradition , les Huns, dont une partie se fixa en Hongrie après la mortd’Attila , ne seraient pas Mongols, mais Finnois. Cette opinion est fondée sur les analogies qu’onremarque entre les langues magyare et finnoise ; mais les Finnois n’ont, dans la physionomie,rien du caractère étrange qui frappa de terreur tous les peuples de l’Europe à l'aspect des Huns.

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