f
278
HISTOIRE GÉNÉRALE
étude plus approfondie de l’inscription hiéroglyphique qui l’accom-pagne , on pourrait y reconnaître l’arrivée de la famille de Jacob enÉgypte. 11 y a là, en effet, un synchronisme digne de remarque, carJacob y arriva -228V ans avant J.-C. La barbe qu’on voit à tous leshommes dans le tableau, et que les Grecs ne portaient pas, sauf dansla vieillesse, et la physionomie qui, quoi qu’en dise Champollion, estbien plus sémitique que grecque, semblent donner de l;i. vraisemblanceà la conjecture de l’archéologue anglais ; mais ce qui fait crouler lesystème dont il s’agit, c’est que Joseph, fils de Jacob, ne fut pas mi-nistre d’un roi de la dynastie thébaine , mais d’Apophis, quatrièmeroi pasteur, qui régnait sur la basse Égypte, et que c’est dans ceroyaume, et non à Tlièbes ou à Memphis, que Jacob alla chercher unrefuge avec sa famille.
La question : Que représente donc la peinture du tombeau de Névôtph?reste, comme on le voit, incertaine; cependant il est hors de douteqû’elle rappelle le souvenir de l’arrivée d’étrangers en Egypte. Peut-être venaient-ils de l’Assyrie ; peut-être de la Lydie ou de la Carie, maisà coup sûr de contrées asiatiques, caractérisées en eux par la cithare.
Les cithares, dont les monuments et les peintures des tombeaux del’Égypte offrent l’image, sont montées de cinq, sept, huit, dix etdouze cordes, ainsi qu’on le voit par ces figures tirées en partie desouvrages de Champollion , Rosellini et Wilkinson.
Fif-, «s-
Fig. 90.