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Tome premier.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

posent le système complet de douze demi-tons chromatiques dans l’oc-tave (voir les figures n os 86 et 87).

L’inclinaison horizontale qu’on remarque au cylindre supérieur quiva de l’une à l’autre branche de la cithare , soit dans les figures desmonuments, soit dans l’instrument du musée de Berlin, soit enfindans celui de Leyde, cette inclinaison, dis-je, avait pour objet de pro-duire la tension des cordes au degré nécessaire pour l’intonation dechacune. Cette tension s’opérait en attachant les cordes à la partie laplus basse du plan incliné, puis en les faisant glisser sur le cylindrevers la partie élevée, jusqu’à ce qu’elles eussent atteint leurs into-nations respectives.

La manière de tenir la cithare, pour en jouer, offre quelques dif-férences dans les monuments ; cependant l’usage le plus fréquentconsistaità en appuyer la hase contre la poitrine, en la soutenant parun lien qui passait sous un des bras, et sur l’épaule, du côté opposé,comme on faisait autrefois en Europe pour le luth, le tliéorbe, lamandore, et comme font encore les joueurs de guitare en Es-pagne. Quelquefois le citharède plaçait la partie inférieure de l’ins-trument sous son bras gauche, qui l’appuyait contre le corps. Al’égard des grandes cithares, montées de dix ou d’un plus grandnombre de cordes, on les appuyait verticalement contre l’épauledroite, où elles étaient maintenues par un lien (voyez les figures 89,90,91,9-2).

Les figures peintes ou sculptées des cithares égyptiennes n’indi-quent pas qu’elles eussent un chevalet posé sur la table de la boitesonore, pour y appuyer les -cordes et donner plus d’énergie à latension. Cependant cet appendice est une nécessité pour les instru-ments dont les cordes sont parallèles au plan de la table d’harmonie,pour ébranler celle-ci et donner de l’intensité aux sons des cordes, àmoins que le cordier ne soit attaché à la table, comme dans la cons-truction de la guitare européenne. La pièce qui sert de cordier dansla cithare du musée de Berlin est attachée à la table d’harmonie;n’ayant pas fait d’expériences sur cet instrument, je ne puis dire queleffet elle produit; quant à la cithare du musée de Leyde, elle n’a riende semblable.

On voit dansles figures de joueurs de cithare (voirn os 89, 90, 91 et 92)que les cordes de ces instruments étaient mises en vibration ou par.les doigts des deux 1 mains, ou alternativement par un crochet ou plec-