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HISTOIRE GÉNÉRALE
se voient aussi dans la représentation du retour d’une expédition mili-taire, sous le règne de San-Kérib (Sennacliérib) ; mais, au lieu de pin-cer les cordes avec les doigts, les musiciens se servent du plectre (1).
Un bas-relief trouvé à Koyoundjekpar M. Layard représente quatremusiciens dont deux jouent des cithares de formes différentes, le troi-sième frappe sur un tambour dit de basque, et le quatrième fait ré-sonner des cymbales. Le tambour n’est pas un carré long comme celuides Égyptiens ; saforme est circulaire, comme elleest encoreen Orient.Je crois devoir donner ici le dessin de ce concert, à cause des formessingulières des cithares.
Fig. 110.
IM
Les musiciens assyriens réunispourles concerts de voix et d’instru-ments ont quelquefois des chefs qui les dirigent et qui portent dansleurs mains une double baguette , dont la destination était sans doutede marquer les temps de la mesure. Dans les bas-reliefs où ces per-sonnages sont représentés, on remarque qu’ils étaient toujours eunu-ques, ainsi que beaucoup d’autres musiciens. Une des sculptures, où
(1) \\ Layard, Monuments of Nineveh , l re série, pl. 73.