DE LA MUSIQUE.
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parmi les cantiques. Les paroles en ont été rajeunies suivant la pro-nonciation du provençal moderne ; mais son antiquité n’est pas dou-teuse; les habitants du pays le tiennent d’une tradition qui remonte,dit-on, au quatorzième siècle. Voici ce chant :
A-ques tes gra - cissount di-chos. Au noum doou Per’ AunoumdoouFils,
Quetou-to la cou-pa - gni- o ren - de gra-ci'a Je • su Christ ; a-dou-
remde vo-te - ment Je-sue-ma Ma-ri - o, a-douremde-vo-te-ment Je-su’et
lou santSa-era - ment.
Dans ce cantique, le rhythme de temps a le caractère très-éner-gique ; le rhythme périodique n’est pas moins régulier : c’est ainsique le premier'membre de phrase n’ayant que trois mesures, le se-cond lui répond par un même nombre, ce qui établit la symétrierhythmique. Quant aux deux phrases finales, adourem dévotement,elles sont toutes deux de quatre mesures et se répondent selon lesrègles de l’équilibre rhythmique. Si l’on examine ce chant dans toutson développement, on y trouvera une clarté, une décision dans lacontexture des phrases dont le sentiment mélodique est satisfait etqu’on chercherait vainement dans tous les chants des troubadours.On trouverait les mêmes qualités dans la plupart des chants popu-laires que nous pourrions rapporter.
Notre appréciation des mélodies adaptées aux chansons, sirventeset autres poésies des troubadours, n'a pas pour objet de diminuerl’importance de leur mission littéraire et musicale, nous pourrionsmême dire sociale, car ils n’eurent pas moins de part à l’extinctionde la barbarie qu’au développement du goût pour la poésie et la mu-sique. C’est par eux que commença l’ère de la civilisation euro-
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