DE LA MUSIQUE.
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BASSE.
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Vers la fin du seizième siècle, il y avait d’habiles joueurs decornet qui dépassaient ces limites ; par exemple, on voit dans letraité méthodique de Michel Prætorius (1) que le soprano du cornet
allait, par exception, jusqu’à ces notes :
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• On exécu-
tait avec facilité sur cet instrument des traits rapides, tous les orne-ments du chant et le trille.
Aucun monument du moyen âge n’offre l’image du cor circulaire,connu seulement depuis la fin du seizième siècle : on n’en voit aucundans les collections d’instruments anciens. Le cor de chasse et decombat se présente partout sous la forme de la simple corne. L’em-bouchure, évasée au dehors, allait intérieurement se rétrécissant enforme conique.
Le cor de pin, dont il est parlé dans le Roman de Claris : « Là oïssiezmaint cor de pin », n’était autre chose que le tube dont se servaient lespâtres de la Suisse depuis le treizième siècle, et dont ils faisaientusage dans le quatorzième, comme d’un porte-voix, pour s’avertirmutuellement, d’une montagne à l’autre, de l’approche de leurs en-nemis. Le nom de cet instrument dans le pays est Alp-horn, c’est-à-dire, cor des Alpes. On entendait encore, il y a moins d’un demi-siècle, résonner le Alp-horn dans les montagnes de la Suisse; maisl’affluence des touristes a changé les mœurs locales et les sons de l’ins-trument ont cessé comme le chant du Ranz des tâches. Cet instrumentrustique était fait de deux pièces ajustées l’une à l’autre. La partie su-périeure était formée d’une branche de pin longue de 1 m.66 à 2 m.33,laquelle était percée dans toute sa longueur : cette partie s’emboîtait
(1 )Syntagm. mus., l.JI,p. 22, IX.