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Tome cinquième.
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I)E LA MUSIQUE.

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parlé dans le Roman de la Rose et ailleurs, attendu que les Sarrasinsou Arabes n’en ont jamais eu. Le cor sarrazinois était le néfir ou lecheipour, c’est-à-dire une trompette que nous avons fait connaîtredans le deuxième volume de notre Histoire (p. 156-157).

Dans la buccine, busine, buisine ou bosine, et dans la trombe ou trompedes écrivains du moyen âge, on ne peut que reconnaître des trompet-tes, et l’on ne doit pas s’arrêter à ce vers de Guillaume de Machaut :trompes, buisines et trompette, lequel semble indiquer que la trompeet la buisine étaient aulre chose que cet instrument : le poëte avaitbesoin de compléter son vers et trompette n’est là qu’une cheville;il est hors de doute que trompe en est l’équivalent. La buccine oubusine est évidemment la buccina latine ; c’est donc aussi une trom-pette. Nous avons démontré, dans le troisième volume de cette His-toire (p. 511) que la buccina était une trompette courbe ; il en étaitde même de la busine. Quant à la trompe ou trombe , elle répondait àla tuba ou trompette droite des Romains : elle était la trompette deguerre ou des tournois : on en a la preuve dans un passage extraitd’un manuscrit de Berne par M. Jubinal (1), où on lit : Trompeurs •trompent quand li chevaliers doivent aller à la bataille; et plus loin :Toutes les fois que li chevaliers doivent issir pour faire aucune besogne,les trompeurs trompent. Quelle que soit la forme de ces instruments,elle ne modifie pas leur échelle, qui est toujours celle-ci :

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Le diamètre du tube déterminait alors, comme il le fait aujourd’huile timbre de l’instrument, lequel était d’autant plus strident que letube était plus étroit.

Il y eut, dans le seizième siècle, d’autres trompettes dont le sonétait modifié par certains accessoires ; telles furent la tromba sordinaet la zimbale ou cimbale; il en sera parlé au sixième volume de cetteHistoire.

Le clairon, connu aussi sous les noms de Clarion, clara, claraius

(l) Rapport à M . le ministrede l'instruction publique (Paris, 1838), p. 18.