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Tome cinquième.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

simple et lucide existait dans le même temps, pouvant suffire àtoutes les nécessités de l’art de cette époque ; enfin nous croyonspouvoir porter jusqu’à l’évidence cette vérité déjà énoncée par nous,qu’une telle notation n’a pu être imaginée que dans le but de rendrel’étude de la musique difficile et cela dans l'intérêt d’une corpo-ration. A l’aspect de ces figures bizarrement contournées, de cesformes énigmatiques, lesquelles préseatent presque toujours auxyeux le contraire de ce qu’elles signifient, ne dirait-on pas que ceshiéroglyphes sont destinés à cacher au vulgaire des vérités qu’il nedoit pas connaître? Cependant, de quoi s’agit-il? de pauvres succes-sions de sons d’une uniformité accablante, renfermées dans les bornesd’nne octave; de simples notes, longues, brèves et semi-brèves;enfin, de quelques accessoires aussi peu variés: voilà tout le mystèreenveloppé de tant de voiles. On pourrait croire à quelque exagéra-tion, quand nous dirons que la notation du chant ecclésiastique ren-fermait les éléments nécessaires pour satisfaire à tous les besoins dela musique dite mesurée des douzième et treizième siècles; cependantc’est d’elle seule que nous nous servirons pour la transcription de toutesles ligatures des vingt et un paragraphes qu’on a vus précédemment.Cette transcription faite avec une notation qui existait à la mêmeépoque et qui avait aussi ses longues, brèves, semi-brèves, pliques,et les mêmes clefs, et les mêmes portées, nous a paru le moyen le plusefficace pour démontrer l’inutilité de la notation proportionnelle et lasupériorité de l’autre. En transcrivant les ligatures, nous ne nousoccupons pas de leur forme, mais de la signification qui leur étaitattribuée, car c’est de cette signification qu’il s’agit et c’est elle quidoit être représentée ; toutefois, la comparaison des deux notationsétant nécessaire pour atteindre le but que nous nous proposons, nousavons fait correspondre les chiffres des paragraphes qui concernentles ligatures avec ceux de leur transcription. Par cette disposition,le lecteur pourra recourir d’un paragraphe à son correspondant,d’une part, pour connaître la forme de la ligature et l’explication quien est donnée; de l’autre, pour juger de l’exactitude de la transcrip-tion.