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Tome cinquième.
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DE LA MUSIQUE.

et le Iriplum fait entendre une complainte contre les seigneurs, leclergé et les gens de justice qui accablent de vexations la bourgeoisied’Arras et l’obligent à s’expatrier. Le manuscrit de La Yallière ren-ferme cinq motets de ce genre, par le même trouvère, que son ins-tinct plein de finesse et l’indépendance de son caractère auraient dûmettre à l’abri des erreurs de son époque (1).

Le rondel ou rondeau est plus conforme à la raison, ayant les mêmesparoles pour toutes les voix. Les pièces de ce genre attribuées àAdam de la Halle, dans le manuscrit de la Vallière, cité précédem-ment, sont au nombre de seize : elles sont en général très-inférieuresau motet qu’on vient de voir, à l’exception de la quinzième dontnous parlerons tout à l’heure. Si l’on ne connaissait du poëte-chanteur que ces rondeaux, on pourrait le ranger dans la classedes barbares déchanteurs dont il fut contemporain. Le lecteur enjugera par le quatrième, que nous donnons ici comme spécimen dece genre de pièces dans sa notation originale, et que nous avons tra-duit en notes modernes. Quelques-unes des dissonances qui.s’y trou-vent sont tellement opposées à ce qu’exige le sens musical, quenous les aurions considérées comme des fautes de copiste et que nousen aurions fait la correction, si elles ne se représentaient plusieursfois dans les mêmes circonstances.

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Fi-nes a-mou-re-tes ai Dieus si ne sait quant les ver-rai. Or

(i) Une dernière explication concernant le motet d’Àdam de la Halle est ici nécessaire. Lamélodie dn triplum sur les paroles A Dieu commant amouretes, a servi aussi au meme trouvèrecomme thème du rondeau que nous donnons également. — M. de Coussemaker a trouvé, dansle manuscrit de Montpellier, le même thème traité sous la forme d’un motet différent de celuiqu’on vient de voir.