DE LA MUSIQUE.
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la sia
ar - do
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Rien, dans l’histoire de la musique, ne nous parait plus digned’intérêt et d’attention que la transformation constatée par les deuxmorceaux qui viennent d’être mis sous les yeux du lecteur. Jusqu’àl’époque à laquelle ils appartiennent, on a vu, chez les peuples pri-mitifs, la musique apparaître comme un simple produit instinctif del’organisation humaine manifesté par des chants plus ou moins barba-res, plus ou moins naïfs, plus ou moins gracieux, en raison de la con-formation du cerveau des races. Chez certains peuples, elle n’est qu’unbruit rhythmique qui fait naître des émotions d’autant plus vives, qu’ilest plus intense. Pour d’autres, les oppositions de sonorités d’espèces