A R R 99
Attires plus avancés, c’eft en fixant leurs idées fur desprincipes fûrs, tels que ceux que donnent l’Anatomie,la Perfpedive , fciences exa&es, & fur la connoiffancedes belles formes, tirée de l’étude fuivie des beauxmodèles.
Si vous defirez que j’étende ces obfervations fur laeompofîtion & fur ce qu’on peut nommer les enfemblesde vos ouvrages, je hafarderai de vous dire que vousparviendrez à arrêter vos idées, en vous faifant à vous-même des queftions précifes, & vous impofant la loi d’yrépondre.
Ai-je une connoiffance bien arrêtée du fujet que je veuxtraiter ?
Ai-j,e lu avec affez d’attention les bons ouvrages danslefquels ce fùjet eft confîgné ?
Après les avoir lus, ai-je fuivi la moralité ou l’im-preffion qui doit ellentiellement en réfulter ?
Eft-ce d’après ces points, bien arrêtés, que j’ai tentéde compofer & de diflribuer, foit mes objets, foit mesplans , foit les effets propres à. remplir le but que jedois avoir ?
S’il s’agit de fe déterminer fur quelques relations plusparticulières, comme la deflination de l’ouvrage , ou ledefir de ceux qui emploient vos talens ; il vous efl facileencore de vous propofer d’autres queflions qui, G vous yrépondez clairement, lèveront vos doutes , & arrêterontVos idées.
Il y a quelques-unes de ces queflions auxquelles uneforte d’infpiration du génie fupplée prefque fans que >l’Artifle s’en rende compte ; mais s’en repofèr fur cemoyen, c’efl s’abandonner fur un appui qui peut man-.quer fouvent au befoia.
G ij