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Enfin, la méditation infpire de 'fixer quelques pointsfondamentaux , dans les rapports & les proportions : lors-que l’Art eff plus médité, plus approfondi, l’on fent la.néceffîté de fixer exadement ces points par des obferva-tions comparées , & l’on y parvient par le fecours sûr dequelques fciences exades.
C’eil ainfi que les idées des proportions fe pré£ênteufcà l’homme, qui lui-même efl un compafé de parties in-difpenfablement proportionnées. C’efl par ces raifons queles proportions lui plaifent, & c’eli ainfi que peu-à-petsil les obferve , les imite & découvre les régies auxquellesla Nature les a foumifes.
Mais ces proportions font fufceptibles de certaines prê-chions , de certaines fineiïës, qui, lorlquela vue , le lèn-timent & l’efprit fe perfedionnent, doivent fe perfedion-ner auffi & devenir plus fenfibles.
Certaines circcmiîances concourent à ces perfedionne-mens , & c’eff par leur effet, joint à tout ce que j’ai faitappercevoir rapidement, que les Grecs, dans l’époque laplus,brillante de leur exiftence par rapport aux Arts, ontporté au dernier degré & même en quelque façon au-delàde ce degré la finefle des proportions méditées dans lesouvrages de Peinture dans ceux de Sculpture , & fur-toutdans l’imitation de la beauté füblime de la figure hu-*maine.
Je ne répéterai pas ce qui dans le Difcours prélimi-naire & dans plufieurs de mes articles, a rapport à cetobjet ; mais je dois defirer que les Ledeurs fe le rap-pellent. Je continuerai ces apperçus , en dîlânt, que lesproportions du corps humain font devenues chez lesGrecs une bafe lavante & profonde de la beauté . Mais«somme leurs facultés exercées & portées à s’étendre 3ç
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