BEA
{eptihme partie de la longueur totale de la figure, n’efique la cinquième dans quelques momens de l’enfance ,& fe trouve même aux premiers termes de cette enfance ,dans une proportion encore plus éloignée de celle qu’elled@it recevoir & conferver,
La beauté de l’enfance fie confifie donc pas précifé»ment dans les proportions, puifqu’elles ne font pas fixes ,comme elles le deviennent dans l’homme & dans la fem-me a'bfoiument développés ; mais elle confifie, en fiuppo-iant qu’il n’y ait point de difformités fenfibles, dans l’ap-parence de la fanté & dans l’ingénuité, foit qu’on appliquece terme au moral, foit que figurément on défigne par-làun certain abandon fbuple & naif dans les mouvemens.Enfin, dans la fraîcheur, la blancheur, les nuances colo-rées de la peau, & dans la grâce qui, comme je l’ai dit,confifie moins dans des proportions parfaites, que dans-l’accord prompt & jufte des affeéfions fimples & inté-rieures , avec les expreffions & mouvemens extérieurs ;ce qui a lieu principalement dans l’enfance & dans lapremière jeuneffe.
La beaute particulière de la jeuneffe & de l’ado-lefcence, a pour baie la proportion des parties folides ,qui devient plus fixe : mais elle admet quelques défautsde développemens dans les dimenfions des parties quifont moins folides, auxquels fixppléent la fànté , la vie ,«ne vigueur naiffante , la promptitude de l’aétion , celledes mouvemens & des expreffions , enfin une certaine-fleur de jouïflànce, fi l’on peut s’exprimer ainfî , desfacultés qui plaît aux yeux , en réveillant dans l’effprit ou dans le cœur des impreffions vives & aima-bles.
La hanté de l’âge viril exige les fignes de la force