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Ârtlfles qui donnent & entretiennent ces idées accef*foires.
Cependant elles peuvent appartenir auffi plus immé-diatement au fentiment, & les impreffions du cœur pTo-duifent ou font remarquer des beautés, qui, bien quemomentanées -, méritent, à trop jufte titre, ce nom,jour que nous les pallions fous fîlence. Une affeâionfubite de fenfibilité, ainfî que la plupart des afFedionsd’humanité portées à une grande élévation, prefquetou-*es les affedions nobles & ellimables & toutes les vertusKenfaifames produifent des beautés qui leur font pro-pres, fur-tout lorfqu’elles font pures & fans mélanged’intérêts qui les altèrent. Elles -embëlliffent la laideur& font dilparoître , ou du moins oublier quelques mo-mens les difformités ; mais ces beautés , comme je viensde le dire., ne font que paffagères ; elles relfemblent àla lumière du foleil qui diffipe un moment les ombres ,«u qui vient embellir .d’un éclat fugitif un ciel chargéde nuages.
-Il .me refle à-parler des beautés particulières de cha-que partie du corps humain.
Ces beautés ne tiennent la plupart aujourd’hui qu’à lajpoëfie, à l’imagination, fouvent aux caprices & mêmeà la mode, & elles offrent parmi nous peu de régiesfixes & confiantes : j’offrirai néanmoins quelques obferva-tions , â cet égard , en les rendant les plus conciles & lesplus claires qu’il me fera poffible.
La beauté , comme je l’ai dit dans les commence-ment de cet article , eft fondée principalement fur desproportions, ainfî que fur des dimenfîons ; & ces propor-tions & ces dimenfîons font relatives à nos befoins..Ces éiémens, qui conviennent aux principaux membres ,