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À foi! exemple , & jaloux de lüi pîaîre,
Vient honorer l’aimable voyageur
D’un tel accueil, qu’on né pourroit mieux faire,
Quand de Pfyché le divin fédudeurDe fa préfence embelliroît la terre.
Roger , touché de ces empreffemens,
Regarde, admire Sc tout charme fes Cens*
Mais le palais, quelqu’en fût l’élégance ,
Et le brillant te ,1a magnificence,
L’étonnoit moins que les êtres charmansQu’Alcine y tient fous fa douce puiffance.
Nymphes fans nombre, inftruites dans fon art,,
Par mille foins enchantoient le regard.
Toutes fembloient filles de même mère :
On leur trouvoit femblable caradère , '
Mais nuancé par un art fi parfait,
Qu’à faire un choix on auroir du regret.
On n’en a plus dès qu’on regarde Alcine*
Alcine a tout: attraits, grâce divine,
Du Ciel les dons, de l’amour les faveurs*
De la beauté c’eft le parfait modèle,
Elle efl enfin de fa cour la plus belle,
Comme la Rofe efl: la reine des fleurs.
Divin Poete , inftruit par' la nature 9Ta main favante en trace le portrait,
Et je le vais copier trait pour trait.
D’abord tu peins fa belle chevelure jElle étoit blonde : & par trefTes unis,
Tombant fans art, flottant fans réfiflance ,
Ses longs cheveux marioient leur nuanceAu doux accord des rofes te des lys.
Son front riant a la jufle mefureQui n’admçç pas trop de févemé 5
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