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Tome premier.
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BEA

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À foi! exemple , & jaloux de lüi pîaîre,

Vient honorer l’aimable voyageur

D’un tel accueil, qu’on né pourroit mieux faire,

Quand de Pfyché le divin fédudeurDe fa préfence embelliroît la terre.

Roger , touché de ces empreffemens,

Regarde, admire Sc tout charme fes Cens*

Mais le palais, quelqu’en fût l’élégance ,

Et le brillant te ,1a magnificence,

L’étonnoit moins que les êtres charmansQu’Alcine y tient fous fa douce puiffance.

Nymphes fans nombre, inftruites dans fon art,,

Par mille foins enchantoient le regard.

Toutes fembloient filles de même mère :

On leur trouvoit femblable caradère , '

Mais nuancé par un art fi parfait,

Qu’à faire un choix on auroir du regret.

On n’en a plus dès qu’on regarde Alcine*

Alcine a tout: attraits, grâce divine,

Du Ciel les dons, de l’amour les faveurs*

De la beauté c’eft le parfait modèle,

Elle efl enfin de fa cour la plus belle,

Comme la Rofe efl: la reine des fleurs.

Divin Poete , inftruit par' la nature 9Ta main favante en trace le portrait,

Et je le vais copier trait pour trait.

D’abord tu peins fa belle chevelure jElle étoit blonde : & par trefTes unis,

Tombant fans art, flottant fans réfiflance ,

Ses longs cheveux marioient leur nuanceAu doux accord des rofes te des lys.

Son front riant a la jufle mefureQui n’admçç pas trop de févemé 5

Vn

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