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gui vous flattent & vous trompent. ( Article■ de $?,ZP'ATr.LT.T ).
DECORATION, ( fubft. fém. ). Déco nation au,fingulier, fignifie dans la langue générale tout ce.gui a rapport aux .ornemens de quelque nature qu’ils,foient.
Décorations au pluriel fignifie les peintures difpq-fees fur les théâtres pour défigner le lieu de la fcène.le reviens à la première de ces deux lignifications.
L’art de la décoration eft partagé en une infinité,de branches libérales & méchaniques. Tous les objets,qui tiennent leur contexture ou leur forme de l’induf-trie humaine ., non - feulement font fufcept.ibl.es dequelque décoration ou ornement, car dans ce fensétendu , çes deux termes ont la même lignification,mais même il n’en eft peut-être aucun qui n’en re-_çoive.
Les peuples les plus fimples dans leurs mœurs,les plus reftreints dans leurs befoins ne tardentguères, s’ils jouiffent quelque teins d’une fituation.calme & heureufe, à décorer les cabanes de leuischefs, les vêtemens ou certaines parties apparentesde leurs femmes , les armes qu’ils chériffent, parcequ’elles font néceffaires à leur fubfiftance ou à leur.,sûreté, les divinités qu’ilsfe font faites, & tout.ce quia rapport à leur culte -, enfin, leurs meubles & leursuftenfiles , dont par l’attendant de la perfonnalité, il^tirent une vanité qui eft le principe du luxe.
La décoration a donc .pkifieurs caufes.
Il eft indifpenfable aux hommes d’avoir dçs chefsfe quelque nature qu’ils foient, & la diftinaiopi.