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Tome premier.
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quels ils imitent la véritable lumière, celle du jditf $Autant qu’il eft poffible à l’artifice d’imiter la vérité.Cette reffource ou cette difpofition des lumières , quidonnent aux décorations leur effet , qui l’augmentent,qui retouchent & perfe&ionnent pour ainfi dire les ta-bleaux de la feène , eû un ârt qui devroic être à ladilpofitîon entière du peintre -, mais il devient dansl’ufage des théâtres un point de divifion ehtre l’ar-tifte ,les aéleurs & le public.

Je vais me permettre quelques détails fur cet ob-jet & fur un autre encore , & je penfe que cesdeux, points donneront une idée affez jufte des diffi-cultés principales qui s’oppofent à la perfection dontferaient fufeeptibles les décorations théâtrales

Quant à la perfection, elle dépend des principesgénéraux de la peinture , de l’étude des règles , àe :l’intelligence , & enfin du génie , comme la perfec-tion de tous nos arts libéraux.

J’ai dit que la difpofition des iimuèrés avec les-quelles on éclaire les décorations ,- étoit un objet dedivifion entre le peintre , les aôeurs & le public.

En voici les raifons :

Le peintre a droit de n’avoir égard qu-’au plusgrand effet de l’iliufion qu’il a dêffein de produire parla peinture. Pour y parvenir , s’il veut ufer avec le*plus grand avantage- du fecours des lumières ca-chées , ce fera prefque toujours fur les fonds qu’il ertrépandra l’éclat pour rendre les lointains-plus vagues ,pour donner une idée plus vafte de l’étendue qu’ilpréfente , ou bien pour rappeller celle de l’air ou deseaux. Il réuffira fans doute s’il eft habile, & s’il eftle maître; mais à l’inftant qu’il entreprendra d’ular