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n pîoîent avec foin les détails : c’étoit le premier» effort d’un art qui n’ofoit abandonner un inftant la» nature & qui l’imitoit fans principes & fans clfoix.jj L’art, dans fa force, ne s’attacha qu’au grand, &» négligea tout ce qui pouvoit l’en écarter ou l’en» diftraire. Mais quand les arts ont atteint à la per-» feftion qu’accompagne toujours le grand & le (impie ,» fi l’on en revient à l’imitation des petits détails ,c’eftB un ligne de décadence que l’on peut comparer à» l’enfance des vieillards.
» Je crois qu’il en eft de même de la poéfie. Les pre-» mi ers poètes s’étendent fur les détails aux dépens du» goût & de l’effet. La poéfie plus parfaite s’affranchît» des détails qui n’ont de mérite qu’autant qu’ils font» bien choifis, bien placés , ménagés avec difcrétion,» & qu’ils ne nuifent pas à l’effet principal. Elle re-» yient aux détails , quand le génie eft épuifé.
» On peut faire encore la même obfervation fur l’art» dramatique. Les premiers drames le contenoient dans» les bornes d’une imitation fcrupuleufe. Les dramessa plus parfaits imitèrent ce qui étoit grand, expreflif,» utile &beau. Les drames reprennent enfuite la route» des détails communs que leurs auteurs appellent desjs vérités, & font retomber l’art au-deffous de ce qu’il» étoit dans fa première barbarie jj.
Il eft des vérités dégoûtantes, il en eft de fades , ilen eft d’horribles : elles ne font pas l’objet de l’imi-tation des arts. Ne transportons ni fur la toile, nifur la fcène , les gueux & les pendus de Calîot. ( Ar-ticle de M. Lefesque ).
DEVANT de tableau ; on nomme ainfi la partieantérieure du tableau , celle qu’il préfente d’abord