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Tome premier.
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la diverfité de la nature eft infinie, la diverfitc âêlimitation peut l’être de même ; cependant il n’eft paspofllble de donner des règles pour enfeignef l’art dediverfifier les perfonnages d’un tableau , leurs attitudes,leurs pallions : c’eft au génie à imaginer ; les avis nepeuvent fuppléer au génie. ( Article de M. le Chevalierde Jeaucourt dans l’ancienne Encyclopédie. ) Nousajouterons plufieurs chofes à cet article fous le mot.Variété.

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DOUX ( adj. ) Il fe dit de l’effet. L’effet d’un tableaueft doux quand des paffages infenfiibles conduifent desclairs aux bruns , quand toutes les couleurs font amies ,quand on ne pafl'e d’une couleur à une autre que pardes nuances. L’effet très -doux ne peut être très -piquant.Le doux & le piquant font deux moyens différent deplaire. Le doux eft oppofé au vice de la dureté & à lavertu de la fierté. Le mot doux s’emploie aulli en par*lant des affections de l’ame : on dit une expreffion douce .Les affedions douces font les plus difficiles à rendre ;parce que les traits caradériftiques en font bien moinsprononcés que ceux des pallions fortes. G’eft l’art d’ex-primer les affe&ions douces qui met Raphaël & un pe-tit nombre d’autres peintres fort au - deffus de leursrivaux. Elles ajoutent un nouvel intérêt à la beauté quieft altérée par les pallions violentes. ( Article de M . Le-jrEsquz. )

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DRAPER , couvrir une figure de draperies. Pourbien draper , il faut que les plis foient grands & enpetit nombre, parce que les grandes formes produifene

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