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que dans celle du deffin, On ne peut cependant lu?'reprocher d’avoir été très-foible dans cette partie , parceque cherchant à imiter les couleurs de la nature , il futobligé pour y parvenir d’obferver les degrés de la lu-mière. Comme il portoit au plus haut point l’imitationdes couleurs naturelles , il n’a pu être tout-à-fait igno-rant dans le clair-obfcur: mais il faut cependant avouerque ce n’eft pas dans l’intelligence de cette partie del’art qu’il'faut chercher le principe des beautés qu’of-frent fes ouvrages ; ce principe réfide dans l’ententedes couleurs propres & des couleurs locales , & il portacette entente au plus haut degré. On peut quelquefoislui reprocher de la dureté dans fon clair-obfcur, & ilétoit conduit à cette dureté par l’affeétariori de chercherà produire de grands effets par les contraftes.
Les peintres de Ÿécole florentine 8c de Yécole Ro-maine , peignoient le plus ordinairement à frefque ouen détrempe, & en peignant, au lieu de prendre lanature , ils n’avoient fous les yeux que leurs cartons.Le Titien peignit d’abord à l’huile 8c d’après nature ,8c cette pratique , jointe à fes heureufes dilpofitions ,devoit lui acquérir une couleur plus conforme à lavérité. Il eut encore un autre avantage pour devenircolorifte , celui de faire fouvent des portraits. Ce genrel’aftreignoit à imiter les couleurs de la nature dansles carnations & les draperies. Comme il étoit obligéde copier les habits des perfonnes qu’il repréfentoit, ilapprit à varier fa couleur & fa touche , pour rendre lavariété des étoffes : enfin, il peignit le payfage, & ilen étudioit aufli la couleur d’après nature. U a rél'ultéde cette même étude que le Pouffin, qui affurémentn’efl: pas placé dans la claffe des grands coloriftes, a