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*hent de recevoir aucune fomme fupérieure à l’efUmationque lui-même avoit faite •, on lui avoit envoyé centécus pour le raviffement de Saint-Paul, il en renvoyacinquante. Audi arriva-t-il que des ouvrages dont iln’avoit demandé que foixante écus , en furent vendusmille peu d’années après.
Sa réputation vint de Rome en France. Il y furmandé par le miniflre des Noyers qui avoit la furinten-dance des bâtimens du Roi, & ne fe rendit qu’avecpeine à cette invitation. Il eut un logement auxTuileries & le titre de premier peintre du Roi : maisces honneurs furent bientôt empoifonnés par les ma-nœuvres de l’envie. Le Vouet, fes éléyes, &jufqu’auFayfagifte Fouquieres, critiquoienx amèrement les ou-vrages qu’il mettoit au jour, & même ceux qu’iln’avoit pas encore faits; on cabaloit contre lui auprèsdu Miniflre. Il obtint un congé pour aller à Romechercher fa femme & arranger fes affaires, & il fepromit bien en partant de ne plus revenir.
Il mourut à Rome en 1665 à l’âge de foixante-onzeans. Il lui auroit été facile de s’enrichir, s’il eût vouluprofiter de l’empreffement avec lequel on cherchoit àfe procurer de fes tableaux; mais il avoit choifi par goûtl’état de médiocrité, il avoit infpiré à fa femme lamême modération, & ils n’àvoient pas même un feuldomeflique pour les fervir.
Quoiqu’il foit aifé de diftinguer fes tableaux de ceuxde tous les autres maîtres, il s’étudioit cependant àen varier la manière & le ton, leur donnant unetouche plus ferme on plus molle, une teinte plus gaieou plus auftère , un ftte plus riant ou pies fauvage, unelumière plus large ou plus refférrée fuiyaat les fujetS
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