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fixer fans difiraâîon , fur des parties de l’art fupér lettresau coloris.
On peut voir fa prédication de Saint-Paul à Notre-Dame , & le tableau cju’il a peint à Saint - Gervais , &que de favans artiftes ont comparé à ce que Rome a deplus beau ; mais il a fur-tout développé fon génie dansles vingt - deux tableaux qu’il a peints pour le cloîtredes Chartreux de Paris, & dont le Roi a fait l’acqui-fition. Les contemporains affurent qu’il ne regardoit ceschefs-d’œuvre de l’art que comme des efpèces d’ef-quifles -, ils doivent être placés aux premiers rangs entreles ouvrages qui font la gloire de Vécole Françoifc.
Si le Sueur eût vécu plus long-temps, fi, commele Brun , il eût été chargé des plus grands travauxde fon fiècle & de la direction de tous ceux qu’ordon-noit une Cour amie du kixe & des arts, Vecole Fran-Çoife eût pris dès-lors , fans doute , un autre flyle,&une manière plus généralement approuvée. La noblebeauté des têtes, la majefté fimple des draperies- 1 , lafvelteffe du deffin , la vérité des exprefiions, celle desattitudes , la naïveté de la difpoûtion générale auroientformé le caraétère de cette école : fur-tout le men-fonge pompeux du ftyle théâtral auroit dominé plustard, ou n’auroit jamais ofé fe montrer : enfin on auroitvu dans Paris une image de Rome. Mais c’étoit le Brunqui diftribuoit les ouvrages & les grâces ; pour êtreemployé ou récompenfé, il falloit imiter là manière; &tomme fes protégés n’étoient pas des le Brun , iisadoptèrent fes défauts en les exagérant, & prirent lesvices qui avoifinoient fes beautés.
Nous nous étendrons peu fur I’Ëcoie Ailemande,peut-être improprement appellée rVo/e, puill|ue l’Alle-