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aux tableaux un éclat que n’avoit pas la détrempe,fut trouvé par Jean Van-Eyck, né à Maafeyk fur lesbords de la Meufe en 137°- Il eut pour maître fonfrère Hubert, né en 1366, ou plutôt ils furent tousdeux élèves de leur père. Ils avoient une foeur nomméeMarguerite qui cultivoit aulli la peinture , & qui refufaconfirment de fe marier pour n’être pas difiraite par desfoins étrangers à fon art, de l’affiduité qu’il exige.
Jean & Hubert travaillèrent long-temps enfemble &fe firent un nom .par leurs travaux communs : maisquand le plus jeune travailla ftul, on rendit unani-moment hommage à fa fupériofité.
Il joignoit à la pratique de fon art la culture desfciences , &: fe plaifoit fur-tout à la chymie. La pre-mière découverte qu’elle lui procura fut celle d’unvernis qui, appliqué fur fes ouvrages , leur donnoit plusde vivacité; mais il ne tarda pas à reconnoître lesInconvéniens de ce fecret dont il s’étoit d’abord ap-plaudi. Le vernis ne fe féchoit pas de lui-même, ilfallait expofer les tableaux au feu ou à la plus grandeardeur du foleil. Un jour qu’il faifoit ficher ainfi unouvrage peint fur bois & qui lui avoit donné beaucoupde peine , la chaleur fendit en deux le panneau. Leregret d’avoir perdu en un inftant le fruit d’un longtravail le fit recourir à de nouvelles opérations chy-rniques. Il rechercha fi, par le moyen des huiles cuites,il ne pourroit pas parvenir à faite ficher fes vernisfans le fecours du foleil ou du feu. Il fe fervit, ditM. Delcamps, des huiles de noix & de lin commeles plus fécatives; & en les faifant c«ire avec d’autresdrogues , il ccmpofâ un vernis beaucoup plus beau qu©Jç prpmieç-. De nouveaux qffais lui apprirent que les