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» tant de juflefle & d’harmonie , qu’il n’étoît paSv» obligé de les mêler & d’en perdre la fleur & la>» fraîcheur, Il préféroit de les glacer de quelques tons.» qu’il glifloit adroitement par - deffus pour lier les» pafiage-s des lumières & des ombres , 8c pour adoucir» des couleurs crues & trop brillantes. Tout eft chaud» dans fes ouvrages -, il a fu par une entente adm Table» du clair-obfcur , produire prefque toujours des effets
éclatans dans fes tableaux.
» Il ébaucboit fes portraits avec précifion & avec,» une fonte de couleur qui lui étoit particulière : iln revenoitfur cette préparation par des touches vigou-» reufe.s , 8c chargeoit quelquefois les lumières d’unea telle épaiffèur de couleur , qu’il fembîoit vouloir>> plutôt modeler que peindre. On cite de lui une têteï> où le nez a prefqu’àutant de faillie que le nez na-»-» turel qu’il copioit ».
On parle beaucoup de ce nez faillant , mais aucunsde ceux qui en parlent ne dit l’avoir vu, & l’on peutprendre ce récit pour un, conte ou pour une forte exa-igeration. Il efî: certain du moins que Rembrandt étoitfort loin de peindre d’une manière lifte 8c léchée»Quelques pevfonnes blâmoient devant lui fa manœuvre-heurtée : « un tableau , leur répondit-il brufquemenf*» n’eft pas fait pour- être flairé , l’o,deur de la peinture-» n’eft pas faine ».
Il y eut cependant un temps où il finiffoit fès ta-*bleaux autant que Mitis, & il joignait à ce grandfini tout le feu , toute la force qu’on admire dansfes ouvrages heurtés. L’amot s du ga : n le fit changerde pratique , & le caprice lui fit fouvent outrer fa nou-%tçlje manière. Quelquefois il s'attachent à finir ayeefe