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mot françols éhauehe , 8c il eft vrai que chez nous^efquijjer veut dire: former des traits qui ne font niombrés ni terminés , établir les premières hachures d’undeffln , les premières tailles d'une eflampe , faire lapremière ébauche d’un tableau ; mais par une Angularitédont l’ufage peut feul rendre raifon , faire une efquijfeou efquijfer ne veut pas dire précifément la même chofe.Cette première façon de s’exprimer , faire une efquijfe ,lignifie tracer rapidement la penfée d’un fujet de pein-ture, pour juger enfuite fi elle vaudra la peine d’êtremife en ufage. C’eft fur cette fignification du mot ef-quijfe que je vais m’arrêter, .comme celle qui mériteune attention particulière de la part des artiftes.
La difficulté de rendre plus précifément le fens dece mot, vient de ce qu’au lieu d’avoir été pris dans lesferme.' généraux de la langue pour être adopté fpécia-3e! vent par la peinture , il a été au contraire empruntéde ;.i peinture pour devenir un terme plas général :pn dit faire 1 ’ efquijfe d’un poème, d’un ouvrage, d’unprojet, &e.
En peinture, fefquijfe ne dépend en aucune façondes moyens qu’on peut employer pour la produire.
L’artiftefe fert, pour rendre une idée qui s’offre àfon imagination , de tous les moyens qui fe préfententfous fa main , le charbon, la pierre de couleur, laplume, le pinceau; tout concourt à fon but à-peu-prèségalement. Si quelque raifon peut déterminer fur lechoix , la préférence eft due à celui des moyens doncl’emploi eft plus facile & plus prompt, parce que l’ef-prit perd toujours de fon feu par la lenteur des moyensdont il eft obligé de fe fervir pour exprimer & fixerfes conceptions.
Vefquijfe eft donc ici la première idée d’un fujet de