Band 
Tome second.
Seite
236
JPEG-Download
 

33<$ EX F ■

» d’une figure repréfentée aéluellemest en aflîofl,u qui n’a pas encore achevé le pas : c’ell que, par» ce moyen, on laiffe travailler l’imagination du** fpe&ateur, qui s’apperçoit aifément que la figure» doit finir le mouvement aétuel, & ne peut pas» relier immobile, comme celle qui a fini ce mouve-» ment , & qui peut demeurer tranquille fans en faire» un autre. Une figure dont l'action elt terminée y relie» oifive & fans occupation.

» Raphaël a employé une ftneffe de l’art peu connu©» des artilles vulgaires ; c’ell la méthode de cacher» avec adreffe une partie du corps , telle qu’une main,» un pied, &c. ■. car on ne peut pas dire qu’il n’a pas» montré ces parties, parce qu’il n’a pas fu les bien» feire ; mais il ne s’elt fervi de cette fage économie y» que pour ne pas montrer des parties qui feroient» reliées oifives , ou qui auroient ôté aux parties prin-r» cipales quelque chofe de leur beauté. Il a fouvent» auflî caché certaines parties, à caufe du mauvais» effet qu’elles auroient produit avec une autre partie» qu’il vouloit faire paroître. Ce qui prouve cette» idée, c’ell qu’il n’a pas fait ufage de cette méthode33 dans fes figures principales , mais feulement dans» celles qui pouvoient fouffrir quelque négligence ap-» parente. « ( Extrait des œuvres de Mengs. )

Nous avons rendu compte des obfervations faites pasle Brun , dans une conférence de l’académie, fur lacompofition du tableau de la manne donnée aux Ifraé^lites dans le défert, par le Poufiin. Nous avons promitalors de revenir fur cet ouvrage de l’art, pour mon-trer, par un bel exemple, comment toutes les figuresd’un tableau doivent concourir, par leurs exprejfîons y