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marquent que fa dégradation , en adoucir les défauts ,ce n’eft pas flatter -, c’eft connoître le devoir de l’ar-tille qui fait qu’il y a, même dans l’art de faire le portrait,quelque chofe d’idéal.
L’ouvrier en peinture de portraits qui charge toutesles formes défe&ueufes de l’original, & le fait recon-noître de loin à fes défauts , eft ce qu’on appelle fou-vent dans le monde un peintre qui ne flatte pas &qui attrappe lés reffemblances : aux yeux des vraisconnoilfeurs, fes ouvrages ne reffemblent réellementà rien. ( Article de M. Levesque.)
FLEURS ( fubft. fém. plur. ) peindre les fleurs ,c’eft entreprendre d’imiter l’urt des pins agréables ou-vrages de la nature. Elles femblent créées pour charmertous les yeux ; mais c’eft âu peintre fur-tout qu’il ap-partient de rendre lfe plus digne hbnûnage à leursbeautés. Dans les autres objets qui font offerts auxregards de l’artifte , les teintes femblent moins pures ,les gradations moins fenfibles , les nuances plus confon-dues , les tons moins précieux. On ne peut guèrecomparer aux couleurs brillantes & variées des fleurs ,que l’émail nuancé dont brillent certains oifeaux , cer-tains papillons qu’on pourroit appeiler des fleurs ani-mées, comme on pourroit nommer un parterre àe fleursla palette de la nature.
; Que cette palette a d’avantages fur celle du peintre !Les teintes n’y font point arrangées dans une gradationméthodique ; il n’eft point pour les fleurs de couleur*ennemies. Toutes croiffent enfemble fans fe nuire &s’approchent fans le; craindre. Le défbrdre même leurfied, & l’artifte qui les confidère avec étonnement,
reconnaît