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<3ans les airs, fe détache en brun fur la teinte que lalumière répand dans le ciel : fi ce même flocon paffedevant un nuage obfcur , il reparoît blanc , en raifonde l’oppofition du fond fur lequel il fe trouve ; s’il^s’in-terpofe enfin vis-à-vis d’un mur noirci par le temps , ilprend cette éclat dont nous ne devons l’idée généralequ’à la plus grande habitude que nous avons de voirla neige en oppofition avec des objets qui relèvent fablancheur. Une branche d’arbre, examinée avec foin ,donnera une idée jufte de cet effet. Souvent dans un•court efpace, elle fe détachera plufieurs fois , alter-nativement en clair & en brun fur le fond-, ce fontcesvariétés , qui prêtent leur fecours au peintre , lorf-qu’il veut chercher dans les oppofitions des reffourcespour l’harmonie.
Il reconnoîtra, en examinant ce jeu des couleurs caulepar les fonds , qu’il peut à fon gré diftinguer plus oumoins lesobjets par des conabinaifons d’oppofitions dontil peut abfolument difpofer. Il trouvera auffi, pourrendre fon coloris plus brillant, que certaines couleursfe détruifent, tandis que d’autres fe font valoir. L’in-carnat devient pâle fur un fond rouge. Le rouge pâleparoît vif & ardent fur un fond jaune. La nature desfonds étant le plus fouvent à la volonté de l’artifte , ileft autcrifé à choifir & à donner aux objets de les pre-miers plans & aux draperies de fes figures principales ,les fonds qui doivent leur être les plus favorables.
Gette réflexion conduit naturellement à parler de cequ’on appelle fonds , lorfqu’on entend par-là les der-niers plans d’une compofition.
Les differentes modifications qu’on ajoute ordinaire-