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qui traverfent toute l’étendue dit tableau ni dans leIfens perpendiculaire , ni dans le féns horizontal. Lejeu & le charme d’une compofttion pittorefque dépen-dent de l’emploi varié & contrafté des maffes fubor-données à la malle générale.
C’eft ici le lieu de parler du fond dans un portrait.Les gens peu inftruits le regardent comme facile,fur - tout dans un bufte ; à ce propos , on peut rappel-ler le mot de Rubens à quelqu’un q-ur , dit on, luicenfeîlloit de faire exécuter un fond par un élève :celui, répondit ce grand homme , à qui je confierais lefond à faire ferait d’abord en état de faire la tête ; &en effet quel brillant, quelle faillie, quel mouvement,quelle puiffance n’acquiert pas une tête peinte par unhomme habile lorfqu’il lui a donné le fond qui lui con-vient ! De Piles confeille d’y multiplier les teintes decouleurs. Il avoit obfervé de tels fonds dans quelquestêtes de Rembrant, & de cette pratique il faii'oit unprincipe général. Cependant le feul cas où le fondadmet une grande diverfité de teintes , c’eft îorfque latête eft faite dans ce genre de travail. Si au contrairele goût du coloris eft fimple dans la tête , le fonddoit l’être auffi. Car s’il ne règne pas un grand rapportde coloris entre l’objet & fon fond , il n’y a plusd’accord dans le portrait.
L’analogie eft très-effentielle encore dans le ftyle del’exécution. Si, dans les figdres, elle eft nette, heur-tée i fondue, qu’un pareil méchanifme ait lieu pour lefond. 1
Ce principe me conduit à examiner, une queftionfur laquelle on a généralement trop tranché pour lanégative ; favoir fi l’on peut raifonnablement faire:
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