TON 35-1
nous croyons devoir en donner au moins ici une idéelégère aux ledeurs dont les procédés de cet art peuventexciter la curiofité.
Il eft néceffaire que l’attelierfoit fpacieux , puifqu’ildoit contenir le fourneau & le moule qui recevra lemétal en fufion : il faut d’ailleurs qu’un grand nombred’ouvriers y puiffent travailler à la fois fans fe gênermutuellement.
On . enfevelit ordinairement le moule dans une foffeprofonde ; & comme on doit craindre l’inondation &même toute efpèce d’humidité , on choiût pour la creuferun terrein élevé. Cependant, au lieu de creufet unefoffe, on tjeut conflruire le fourneau de manière qu’ildomine le moule. C’eft ainlï qu’a'été exécutée la fontede la ftatue équeftre de Girardon, & le terrein maré-cageux de Péterfbourg a obligé d’opérer de même pourla ftatue équeftre de Pierre I. L’auteur de ce monu-ment trouve de grands avantages dans ce procédé, &attribue l’ufage de s’enterrer dans une foffe étroite 8c* profonde à la routine des fondeurs d’artillerie.
La chauffe & le fourneau font conftruits en briques.On choifit pour les parties les plus expofées à la grandeardeur du feu des briques qui foient difficiles à fe vi-trifier , & au lieu de les mâçonner avec du mortier >on les gâche avec la terre même dont font faites cesbriques. Après la conftrudion du fourneau , on luidonne le recuit ; ce qui fe fait en le rempliffant debriquaillons, c’eft-à-dire de briques caffées , & enfaifant dans la chauffe un feu égal à celui qui feraemployé pour la fonte du métal.
Cependant le ftatuaire a fait en plâtre le modèle defa ftatue telle qu’elle doit être en bronze. La defti-