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dans les formes efl un défaut fenfiblement eflentiel potirï’artifte , parce que l’apparence vifible & palpable efl:un des objets fondamentaux de fon art.
Dans la peinture, une figure dont le trait a quelquecliofe d’indécis, s’oftre trop long-temps aux yeux pourque ce défaut échappe à celui qui la regarde. Ellearrête même le regard , parce qu’il n’efl: p-^s fatisfait icar on cherche à fe rendre compte des formes dans,lefquelles on trouve à defirer. Ainfice défaut follicite ,pour ainfi-dire , les juges de l’artifte à le condamner.
Jeunes élèves, ce défaut qui , négligé, devient unehabitude incorrigible , naît ou de ce que vous n’ar-rêtez pas d’une manière fixe & avec une attentionallez active 8c intelligente , vos yeux fur les objets quevous regardez ( & rien n’eft fi commun malheureufe-ment, au moral commé au phyfique ) ou de ce quevotre efprit & votre main n’ont pas allez bien établientr’eux cette correfpcndance fine , prompte & fidèle ,qui vous efl: indifpenfiable , ou de ce qu’enfin vous neréunifiez pas dans votre efprit, lorfque vous delfine*ou peignez , les idées principales & caraétériftiques deslubftances que vous repréfentez. Ne repréfëntez doncrien que vous n’cn foyez entièrement occupés 8c pleins.baltes ce que vous faites ; peigne ^ ce que yous peigne ^ ,& dans tous les fuccès que vous defirerez , rappeliez-vous cette maxime qui, fi elle étoit univerfellementfnivîe, en rendroit bien d’autres inutiles.
Je dois ajouter, en terminant cet article que, lorDqu’on lotie les ouvrages de l’art' ou qu’on difpute furfa théorie , on employé fouvent ces termes : belles for~mes , beauté des formes. Ces expreflions ont rapport ouau fentiment particulier de celui qui s’en fert, ou,