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Tome second.
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remplit, le fpeélateur eft transporté : & comme l’au-teur, il ne cherche rien au-delà.

S’il eft vrai que dans les beaux arts, on doive préfé-rer l’efprit à l’exécution, la frefque ne doit rien perdrede notre admiration , par la raifon que le métier nes’y apperçoit pas.

On fent bien que le petit détail des formes, la fonteexcellive &fuivie des teintes, le mérite d’une touchedélicate & légère ne peuvent faire partie de lapeinture, à frefque. Aulli ne fupporte-t-elle pas unexamen rapproché comme les tableaux à l’huile. Elle aquelque chofe de fec & de raboteux qui déplaît. Unartifte ou un amateur qui auroit compté fur le fuccèsd’une frefque , placée près de l’œil, fe feroit lourdementabufé. Le vulgaire la trouvera toujours groffière &peu finie.

La frefque ne doit guères s’employer que pour lespalais , les temples & les édifices publics. Mais aulliquel autre genre , dans ces vaftes endroits , pourroitlui être préféré ? large , piquante de tons , conftammentfraîche, elle enrichit l’architeéture, l’agrandit, l’anime& repofe l’œil de la répétition de fes formes , & de lamonotonie de fa couleur, dans un lieu furtout où lesmarbres de couleur & les bronzes ne font pas employés.Il y a plus, une belle frefque fait fentir tout ce qu’unefaftueufe architecture a de précieux , puifque cette ar-chitecture fert de cadre, de foutien & d’abri à cet artenchanteur qui arrête les regards & remue toutes lesâmes fenfibler.

Quoique nous renvoyions au dictionnaire de la pra-tique ce qui regarde l’exécution de la frefque , ainftque la nature & l’emploi des couleurs dont elle peut