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2e génie; car l’invention eft une partie également prin-cipale & eflentielle dans tous les arts.
En fuivant cette ligne tracée, l’ordonnance, qui ap-partient encore à tous les arts libéraux , fe trouveravoifine de l’invention ; cependant, lorfqu’on la conft-dère dans la peinture , elle commence à fe foumettreforcément à plufieurs parties du méchanifme de l’art& des conventions auquel il eft aftreint.
Il exifte par exemple , pour l’ordonnance des objet*& des figures qui entrent dans un tableau , des loix quifont abfolument propres à la peinture & qui ne fontpas les mêmes dans l’art de la fculpture , quoique cesdeux arts fe tiennent de fl près. A bien plus forteraifon ces loix qui afiérviffent l’ordonnance font-ellesdifférentes encore dans l’art du poème épique & danscelui de la tragédie. Il y a des différences eiTentielle»appartenant au méchanifme entre l’ordonnance d’uneprodu&ion muftcale & celle d’un ouvrage d’architefture.On fent donc que le génie eft d’une part plus géné dansfon vol lorfqu’il s’agit de l'ordonnance dans quelqueart que ce l’oit, que lorfqu’il s’agit de l’invention,& qu’il faut aulïï, pour apprécier le génie de l’ordon-nance, avoir quelques notions du méchanifme ou diimatériel de l’art auquel cette ordonnance eft appli-quée.
Ce feroit donc l’expreftion que je placerois près del’invention , parce qu’il me femble que ce font les deuxparties les plus fpirituelles des arts & qu’elles appartien-nent au génie dans fon caraftère le plus indépendantde la pratique de chacun d’eux.
Aufft, en fe fervant des termes de peinture, on diraplus naturellement, le génie de l’invention, le géni\