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Tome second.
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fine fmgulière fôupleffe , & dans un goût tout à faitdifférent de celui de Mellan. Il y a peu de graveurs:au burin qui aient autant varié leur manœuvre -, peut-être même qu’à cet égard aucun ne lui peut être com-paré. Tantôt fa gravure eft de la plus grande fierté ,tantôt elle eft fine & badine. Il favoit quelquefoisdonner à fan burin un efprit que l’eau- forte peut àpeine lui difputer. Le portrait du Comte Laurent deMarfciano , peint & gravé par cet artifte , eft un mor-ceau remarquable par la couleur, quoiqu’aucune partie:de cette eftampe ne fok poulfée au noir. On a plu-sieurs belles eftampes de fa compofition. On dit quefa manière de peindre reffembloit à celle de Piètre de 1Cortone. Sa Vierge, gravée d’après le Corrège, eft:un chef-d’œuvre ; elle a été yendue joo liv. à la ventesde M. Mariette.

(58) Jean-Louis Rouie et, né à Arles en 1645mort à Paris en 1699, Pun des plus habiles élèves dePoilly , & peut-être fupérieur à fon maître. En quit-tant cette école , il paffa en. Italie où il travailla disans entiers , & acquit une pureté de dèffin qui le renditcapable de graver avec fuccès d’après les plus grandsmaîtres. Il fuffit à fon éloge de citer fa belle eftampe:des Maries au tombeau d’après Annibal Carrachs , ou-vrage admirable par la correction & la fermeté du*delfin , par la beauté du travail, & par l’àrt avec lequel?le graveur a fu conferver l’expreffion de fon modèle.On a de lui des eftampes que l’on prendrait pour de*beaux ouvrages de Bloemaerf, mais celle des Marie»reliera toujours fon chef-d’ceuvre.

Bloemaert & fes imitateurs avoient introduit dans,leur art cette partie du clair - pbfcur qui cçnfifte à*

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