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Tome second.
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brandt un charme inexprimable. On cherche fes pro-cédés, & je ne les crois pas fort difficiles à trouver ;c’eft fon art qui eft un fecret impénétrable. II elî cer-tain qu’il a beaucoup employé la pointe-sèche; quel-que fois il l’ébarboit imparfaitement, & les rebarbesarrêtant en partie le noir , lui procuraient des tons delavis : fon heureufe maladreffe à aiguifer fa pointe,à la manier , lui fourniffoit des travaux & des tonsfingulïèrement pittorefques. Il faifoit auffit quelquefoisufage du burin , mais plus rarement. Loin de chercherà le rendre brillant, il ne l’employoit que pour peindre,facrifier , falir , & ne cherchoit qu’à le cacher. Onvoit cependant qu’il y a beaucoup de burin dans fagrande defcente de croix. Souvent il rentrait à diffé-rentes reprifes fes tailles à la pointe sèche. Quelque-fois ,-après avoir fait mordre une planche , il la recou-vrait de vernis , y ajourait des travaux , & la remet-toit à l’eau-forte. On a de lui des eaux-fortes groffières,mais pleines d’efprit ; telle eft fa préfentation au temple.Son eftampe aux cent florins, & les différons chan-gemens qu’il y a faits éclairent fur fa manœuvre. Ellerepréfente Jéfus-Chrift guériffant les malades. Il pa-raît dans quelques parties s’être procuré des tons dedemi-teinte en mettant fur ces parties de l’eau-forteà nud. On voit de lui des têtes entièrement gravées àla pointe-sèche , telle eft celle de la fameufe eftampedu banquier Wtenbogard , dont on pofsède à la biblio-thèque du Roi une épreuve où le trait feul de cettetête eft établi ; encore l’eft-il lui-même à la pointe-sèche : telle eft auffi la tête du Bourg-Meftre Six, &la pointe-sèche domine dans tout ce morceau. Maisquel que foi: le mérite des eftampe* qui, par l’effet