Band 
Tome second.
Seite
565
JPEG-Download
 

•f jn'lfr

G R A

neuves & ineénieufes. Ses acceflbires ont ale la richeffefans tomber dans le luxe. Comme graveur, fans lemettre au rang des plus grands buriniftes, on ne peutlui refufer d’avoir allez bien manié le burin, non pourétonner par une manœuvre recherchée , mais pour fatis-faire ceux (jui penfent que l’artifte pofsède fuffifammcntfon outil quand il peut rendre tout ce que l’art exige.Sa gravure eft moëlleufe oc facile ; partout fes travauxfont d’un bon choix, & , dans certaines parties , ilsfont pleins de goût.

(78) Janus ou Jean Lut ma , orfèvre d’Amfterdam ,floriffoit vers le milieu du dix-feptième ftècle. Il eft:connu par quatre portraits qu’il grava au c-ifelet, fefervant d'un petit maillet pour faire pénétrer cet inf-trument dans le cuivre. Il mettoit au bas de fes eftampescpus mallei (ouvrage au maillet). Ses tètes fontpointiliées d’une manière douce & très-agréable. Il n’yavoit qu’à faire imprimer fes planches avec de la poudrede fanguine ou de crayon noir broyée à l’huile , pourqu’elles imitaflent le crayon. Lutma peut donc être re-gardé comme le véritable inventeur de la gravuredans la manière du crayon , 8 c c’eft bien vainementque les fleurs François & Defmarteau fe font difputéfl vivement dans la fuite la découverte de ce genre degravure. Il n’ont inventé que la manière de l’imprimer.C’étoit en apparence peu de chofe ; mais c’eft fouventà peu de chofe que tiennent les découvertes les plusheureules. On a vu qu’au quinzième fiècle l’inventionde la gravure en eftampes ne tenoit auffi qu’au moyend’imprimer des ouvrages qu’on favoit faire depuislong-temps.

(70) Michel Dorigny , né à Saint-Quentin en 1617,