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n’eft dans les cheveux; mais, dans fon portrait deFrédéric Guillaume , Electeur de Brandebourg, on eftun peu choqué de voir une taille en forme de poire,faire le nez de ce Prince , & une autre taille fpiralefaire fon menton. Son portrait de Guy Patin eft éton-nant: le travail ne fauroit être plus bizarre, mais l’effetqu’il produit eft admirable. Celui de Charles Patin eftd’une excellente couleur & refpire la vie ; on voit le riremocqueur de ce médecin, non moins fatyrique quefon pere ; fes yeux brillent de malice ; l’hermine de fafourrure eft en même tems de la plus grande libertéde travail 8c de la plus admirable vérité : mais enregardant de près les tailles de la face , on trouve fortfinguliere la marche que fuivent celles qui deffinentle nez pour aller enfuite former la joue; on n’eftpas moins bleffé des tailles du front, & l’on eft étonnéde voir enfuite une taille roide former le menton. Sonaffeélation de repréfenter des cheveux & des poilsdétachés, & en quelque forte volans, n’a pas été tou-jours heureufe. Il réfulte de cette méthode que dansla fameufe eftampe des difciples d’Emaüs d’après leTitien, qu’on appelle l’eftampe à la nape, le chienavec fes poils hériffés femble, quand on le regardede trop près , être un chien de paille. On fentira aifé-ment que cela doit être ; car un poil volant ne peutfe repréfenter en gravure que par deux tailles qui laif-fent entre elles un intervalle ; quand cet intervallene feroit que de la cinquième partie d’une ligne, ilen réfulte que, dans la proportion que peuvent avoirles figures dans une eftampe , le graveur , pour repré-fenter un poil léger, repréfente en effet un poil quia plus d’une ligne de groffeur. Il faut donc faire un