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des bons graveurs à l’eau forte. Son eftampe de Démo*crite , qu’il a gravée d’après un de fes tableaux, eftpleine de goût , de vie 8c de facilité. Le défordre ap-parent des tailles dans la draperie n’empêche pas qu’iln’y règne une difpofition très-bien raifonnée & qui dé-cide bien la fuite des plis.Les tailles courtes & badinesde la face ont l’efprit 8c le goût de celles du Béné-dette avec plus de vigueur.
( iio) Benoît Audran , né à Lyon en 1661 , mort àParis en i72i,étoit fils de Germain , & neveu de Gérard.Il a gravé le portrait 8i l’hiftoire , & a fait, d’après leSueur, l’eftampe d’Alexandre malade. Sans avoir eu legoût exquis de fon oncle, il doit être compté entre lesbons artiftes.
( ni ) Jean Audran, fon frère eft né à Lyon en1667, & mort à Paris en 1756. Son enlèvement des Sa-bines d’après le Pouflin eft une fort bonne eftampe, &l’expreffion du tableau y eft bien confervée.
(112) Cafpard Duch ange , né àParis en 1662, mortdans la même ville en 1754, eft l’un des graveurs quiont accordé le plus moëlleufement, 8c avec beaucoupde propreté, maïs fans froideur , les travaux de la pointeavec ceux du burin. On peut ajouter que c’eft luiqui a trouvé le grain le plus favorable à repréfenterles chairs de femmes, & que les meilleurs graveursFrançois l’ont imité, fans devenir fes égaux dans cettepartie. Il fembloît que la nature l’eût particulièrementdeftiné à graver le Corrège ; il a fait d’après ce peintretrois eftampes célèbres, l’Io, la Léda , la Danaé; fes,travaux moelleux & l’harmonie de fes tons rendentle pinceau 8c la couleur’de ce grand maître. On pour-roit, d’après fa Léda^ démontrer les principes du clair*