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ie qu*on doit le plus louer de l’efprît qui règne dansla compofition, ou de celui qui pétille dans la ma-nœuvre. Son œuvre eft très-nombreufe & très-jufte-ment recherchée.
( 140 ) Georges - Frédéric Schmidt, né à Berlinen 1711 , & mort dans la même ville en 1775 , aprèsavoir travaillé long - temps à Paris & à Saint-Péters-bourg. Il feroit peut-être le premier des graveurs fiCorneille Viffcher n’avoit pas vécu , & s’il lui cède,il faut peut-être attribuer fa défaite à l’excefiive beautéde fon burin qui donne à fes ouvrages trop d’éclat,comme les tableaux perdent de la vérité , quand ils fontcouverts d’un vernis trop brillant. D’ailleurs Schmidtn’étoit pas moins favant que Viffcher , 8c avoit encoreune plus grande étendue de talens. Il a gravé d’après debons maîtres & d’après lui - même. Hardi comme ViP-fcher, il abandonne brufquement l’ordre de fes tra-vaux, dans les chairs, & même fur les lumières,quand les plans femblent l’exiger : mais on voit queViffcher fe jcuoit de fon art, & Schmidt aimait trop àmontrer qu’il s’en jouoit. Il manioit le burin avec laplus grande fermeté, & la pointe avec la légèreté laplus badine; gravant au burin comme lui feul en étoitcapable, & à l’eau-forte comme la Belle, Rembrandt,le Bénédette ; affociant quelquefois enfemble les deuxinftrumens dans le genre qu’on appelle vignette, &quelquefois n’employant que la pointe; toujours éga-lement fpirituel & pittorefque , quel que fût le pro-cédé qu’il employât. Il a aufli gravé dans la manière ducrayon. On peut regretter qu’il n’ait pas vécu dans 1®dernier fiècle , parce que , pour les morceaux qu’il negravoit pas d’après lui - même, il aurait eu de plus
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