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Tome second.
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sârs moyens de communiquer la repréfentation de*objets vifibles ; c’eft lui qui nous a difpenfé d’avoirrecours à ces defcriptions epibarraflees, & prefque tou-jours fautives , dont on étoit obligé de fe fervir pourfaire connoître ce que l’on peut aujourd’hui piettrefous les yeux , & indiquer clairement, à l’aide d’uneeftampe accompagnée d’une courte explication.

Le moyen de multiplier les eftampes leur donneun avantage inapréciable fur les tableaux ; elles ont en-core celui d’une plus longue durée, parce qu’on peutplus facilement les préferver des injures du temps. Lesmeilleurs ouvrages des anciens peintres font pour laplupart peints à frefque fur des murs , ou dépofés dansde vaftes fallons & des galeries inhabitées, que l’hu-midité pénètre , & que le temps détruit à la longue.Une eftampe au contraire, quand elle eft de quelqu»importance, ne paffe que de loin en loin du porterfeuille d’un amateur dans celui d’un autre amateur :pour qu’elle s’y conferve , le foin le plus léger fuffit.Aufll voyons-nous que tandis que les peintures deRaphaël ont prefque difparu des plafonds humides &de3 toiles moifies qui les retenoient, les eftampes defon contemporain Marc-Antoine Raimondi , font en-core d’une beauté fingulière ; nous y retrouvons l’imi-tation la plus fidelle de ces belles compofitions, quifans ces gravures , feraient entièrement perdues pournous ; ou fi nous en avions quelque connoiffance vague ,ce ne feroit que par les defcriptions des écrivains con-temporains , comme nous avons dans les écrivains del’antiquité les defcriptions infuffilantes de quelques ta?bleaux de Zeuxis ou d’Apelles.

Il n’y a peut-être pas d’imitation de la naçure qui