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H A R
Vkarmonie, « Ce peintre plaça, dit-il, un efpace» entre chaque partie , tant des jours & des ombres» que des tons & des couleurs. Il remarqua mieux» qu’aucun autre , qu’après une certaine tenfion,» les yeux ont befoin de repos. C’eft pourquoi, après» avoir placé une couleur franche & dominante , il» avoit foin de la faire fuivre d’une demi-teinte ; &» lorfqu’il vouloit de nouveau employer une partie» brillante, il ne revenoit pas tout de fuite au degré de» teinte d’où il étoit parti, mais il conduifoit l’œil du» fpeélateur , par une gradation infenfible, au même» degré de tenfion ; de forte que la vue étoit ré-» veillée de la même manière qu’une perfonne endormie» eft tirée du fommeil par le fon d’un infiniment agrca-» ble; réveil qui reflemble plutôt à un enchantement:» qu’à un repos interrompu. » ( Voyez ce que lemême artifte nous a fourni fur l’ harmonie du Correge àl’article Ecou. )
Mengs a encore parlé de Vkarmonie dans fes leçonspratiques de peinture . Nous allons rapporter les pré-ceptes qu’il y a confignés, en oblervant cependant qu’ils’écarte quelquefois de fon fujet, & que plufieurs defes maximes fe rapportent moins à Vharmonie qu’à l’arcde colorer.
Il établit que les couleurs claires étant celles quiproduifent la plus forte imprelïion fur les organes dela vue, on doit les employer dans les endroits où l’onveut que l’oeil du fpeélateur fe porte & s’arrête leplus, & cet endroit doit être la partie principale , &la plus üuéreflante du tableau.
« Si l’on fe prooofe, ajoute-t-il , de produire uneX» fenfation douce, comme dans les fujets gracieux, il