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fixer la penfée fugitive : mais les arts, parvenus auplus haut degré, n’eurent jamais affez de perfeftionpour remplir l’idée que les hommes fe firent de leursDieux. Les artiftes luttèrent du moins avec couragecontre cette difficulté invincible ; ils cherchèrent àexprimer, la plus grande beauté, dont l’imaginationpuiffe fe faire une idée -, & s’ils ne parvinrent pasentièrement à celle qu’ils fe formoient de la beautédivine , ils trouvèrent du moins une beaute plus qu’hu-maine , qu’ils nommèrent beauté idéale. (article deM- Levesqus. )
HISTOIRE, ( fubft. fém. ). Ce terme , dans lelangage de la peinture., défigne ce qu’on regardegénéralement comme le premier & le principal genredes imitations dont s’occupe cet Art.
On dit un peintre d 'hifloire , un tableau d ’hijloirt.Il fembleeoit, fi l’on en jugeoit par cette dénomina-tioh, qu’un tableau i’hïjloire ne devroit repréfenterque des faits hiftoriques. Cependant on comprend fouscette même dénomination, tout ce que nousconnoifibnsde la mythologie & des fabLes anciennes , fans dif-tinguer ce qu’elles peuvent contenir d’hiftorique ,d’emblematique , ou d’ablolument fabuleux ; nous ycomprenons même les fujets que nous offrent les Poètestragiquesépiques & <les romanciers diftingués , tantanciens que modernes. On voit que ces objets ,joints à ceux que nous ont tranfmis les hiftoriens,forment au genre dont il eft queftion , un domaine ficonfidérable , qu’il a droit à la prééminence dont ila joui jufqu’à préfent. Audi les peintres d 'hiftoire enjouiffent-ils encore parmi ceux qui ont les coftnoil’-
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