MIS 31
s’affoiblir, en paroiffant même gagner quelque chofedans des parties autrefois plus négligées.
Quel remède a ce mal ? il n’eft peut-être que de»pailliatifs. La deftinée des connoiflances, eft de feperdre par degrés, comme elles fe font acquifes, Scpar les mêmes caufes qui les ont portées a leur per*feélion. C’eft ainfi que les principes de la vie nousconduifent enfin à la perdre. On peut cependantpenfer qu’ainfi que le régime & le fécours de laraifon foutiennent & prolongent l’exiftence , de mêmela fagelfe des adminiftrations, l’influence dominantedes Princes & des Grands , peuvent retarder la déca-dence des Arts, parce qu’eux feuls peuvent combat-tre avec avantage la forte d’empire que s’arroge l’igno-rante opulence.
C’étoit les Etats , les Villes, les Princes qui fedifputoient les ouvrages des premiers genres dans laGrèce ; c’étoit eux qui foutenoient les Arriftes , quideflinoient leurs travaux à faire partie des monumensqui ont porté jufqu’à nous la gloire de cette nationprivilégiée. Voilà les exemples -, il ne s’agit que deles fuivre, & j’ofe répondre du fuccès. ( Article deM . Watelet. )
HISTORIÉ. ( adj. ) Portrait hijlorié ; on emploiecette exprelfion, pour fignifier la repréfentation d’uneou de plufieurs perfonnes que le Peintre traveftit , àl’aide d’un coftume emprunté de l’Hiftoire ou de laFable , ou bien qu’il peint occupées à quelque aélionqui leur donne de l’intérêt ou du mouvement.
Une jeune beauté peinte avec les attributs de Flore,d’Hébé, d’une Veftale, eft: un portrait hijlorié. Un