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Tome troisième.
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Rbs yeux. Cette dernière diftin&ion eft ci qui ca-ra&érife fpécialement ce qu’on appelle les genresproprement dits , & ce qui les fait différer de céqu’on nomme 1 ’hifloire. Non-feulement l’imitation de*fleurs , des fruits, & d’autres objets inanimés, doitêtre rangée dans la claffe des genres j, mais en-core les fcènes champêtres ou domeftiques, les fujet*de marine ou de guerre font des genres, parce quela compofition n’en eft pas poétique, que dans l’exé-cution tout y eft fait d’après des objets communs ,& que le réfultat en eft de rendre Amplement la na-ture.

Le devoir du peintre à’hijïoire , eft d’élever l’amepar la nobleffe du fujet, & par la grandeur du ftyle ,& de préfentCr à notre efprit tout ce qu’il peut con-cevoir au de-là même de ce qui eft poflible.

Ainfi point de tableaux d ''hijloire fans poëfie. C’eftde ce genre qu’on a voulu parler , quand on a dit, quela peinture eft une poëfie muette : muta poejîs -dicitur( Dufrefnoy , de arte graphita) ....

On doit traiter Ÿhijloire en peinture comme unfujet héroïque dans l’art des vers

Nil parvum , mit hamili moi «, '

Nil mortale loquar . ^

Ces mots d’Horace , fignifient en langage de pein-ture » je ne «m’occuperai pas de fujets obfcurs &» rampans ; & je ferai des hommes au-de/Tus de» l’homme même «. Ainfi bien loin d’aftreindre lepeintre ÿhijloire à la fidélité d’un biographe ou d’unhiftorien, on doit exiger qu’il traite les fujets à lamanière d’Homère, ou d’Euripide.

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