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Tome troisième.
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H O M

Ces bornes apparentes qu’ils donnèrent à l’art, «4le renfermant dans l’imitation de l'homme, leur enfirent étendre en effet les limites -, car les deux grandsmoyens de parvenir! aux plus brillans fuccès , font dene point partager fes-efforts , & de favoir bientôt re-noncer à faire des efforts inutiles.

. Ce n’eft point en effet fe borner , que de fe reftrein-<lre à l’imitation de l’homme -, c’eft donner à l’artl’objet le plus beau qu’il puiffe fe propofer ; c’eft luioffrir le but qu’il eft le plus difficile d’atteindre ; c’eftlui préfenter la palme la plus glorieufe qu’il puiffe ^re-cueillir.

Aufli, quoique nos idées fur l’art foient fort diffé-rentes de celles des anciens, nous avons tou jours confervéla fupériorité au genre qui fe propofe de reprélenterl’homme dans tous fes tnouvemens , & dans toutes fesaffeSions , & c’eft ce que nous appelions le genre del’hiftoire.

Et qu’eft-ce que la repréfentation , je ne dirai pasd’une fleur , d’un fruit , d’un arbre , d’un payfage ;mais d’une mer en fureur, d’un tonnerre enflammé,des convulfions de fa nature , & du bouleverfement decette nature infenfible , comparée à la repréfentation del’homme jouiffant du calme de la làgefle, ou agité parl’orage des pallions i Toutes les autres imitations melaiflent froid , fi celle de l’homme n’y eft pas aflbciée.Je vois en peinture, un vaifleau tourmenté par la tem-pête , un arbre , .un édifice , renverfes par la foudre,un pays entier bouleverfé par un tremblement de terre :j’admire l’adreffe de l’artifte , je fuis étonné de ce qu’ila fi bien menti, lorfque fon art ne lui permettoit pas(d’atteindre à l’exacte yériçé ; mais s’il yeuc m’émouvoir

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